Un des plus beaux endroits du monde.

Une petite où se croisent à la fois les cracks de la montagne, et les touristes venus des quatre coins de la planète pour approcher le Mont-Blanc et ses 4810 m. Il y’a toujours du monde à Chamonix. L’hiver, les freeriders se ruent sur les pentes glaciaires des Grands Montets à Argentière (1200 m – 3300 m), avec des panoramas à couper le souffle sur le glacier d’Argentière et toute la vallée de Chamonix, tandis que des milliers se ruent sur l’arête vertigineuse qui mène à la somptueuse Vallée Blanche.

Les familles préfèrent les pentes douces des Houches ou du Tour (Balme – Vallorcine), avec leurs trains à crémaillère comme atout charme. Et tous se retrouvent au domaine fraîchement relié de Brévent – Flégère, pour du ski au soleil avec une vue imprenable sur le Mont-Blanc, l’aiguille du Midi et la Mer de Glace, juste en face !

L’été, Chamonix est la capitale planétaire de l’Alpinisme, mais reste très prisée par les touristes du monde entier : la commune de 9000 habitants, située aux alentours des 1000 m d’altitude, est un des trois sites naturels les plus visités au monde ! La montée aux téléphériques de l’Aiguille du Midi (3842 m), les trains à crémaillère de Saint Gervais et de la mer de Glace, et les innombrables possibilités de randonnée (Le Lac Blanc, Le Glacier des Bossons et la Jonction pour les plus courageux…) sont des musts que d’aucuns considèrent comme des immanquables !

Et bien sûr, le Mont-Blanc… La renommée de Chamonix ne date pas d’hier : avant même de devenir la toute première ville au monde à accueillir les Jeux Olympiques d’Hiver en 1924, ce qui n’est d’abord qu’un petit groupement de maisons sur un alpage, va rapidement connaître un véritable essor avec l’arrivée du train au début des années 1900, et une population qui va passer de 2400 habitants à 3400 en 10 ans. L’activité du Club Alpin français, qui profite de l’engouement pour Cham’ pour organiser de nombreux jeux pour les sportifs de l’époque, contribue à populariser une destination qui devient à la mode pour une bonne partie de la bourgeoisie huppée de la capitale. Les hôtels fleurissent !

Les premières remontées mécaniques se développent dans la foulée, avec l’inauguration du Tramway du Mont-Blanc en 1909 ouvrant la “Voie royale” pour l’ascension du Mont-Blanc, et la même année celle du Montenvers vers la Mer de Glace, puis celle du téléphérique des Glaciers (ancêtre de l’aiguille du Midi) inauguré in extremis pour les Jeux olympiques, puis ceux du Planpraz et du Brévent en 1930.

Après-guerre, le tourisme et le développement immobilier reprennent, et ce sont principalement les téléphériques cultissimes de l’Aiguille du Midi (avec son panorama unique sur le massif du Mont-Blanc et la vallée de Chamonix 2800 m plus bas) et de Lognan – Les Grands Montets qui ouvrent au milieu des années 50, tandis que le tunnel du Mont-Blanc voit le jour en 1965, et avec lui le tourisme de masse. Si certains regrettent ces changements, il faut tout de même reconnaître que dès que l’on sort de la ville, la beauté des montagnes et du site en général n’a pas changé.

Et que le mérite de Chamonix, au même titre que Garmisch-Partenkirchen en Allemagne avec qui elle est jumelée, est de rendre toutes ces splendeurs accessibles à tous, et en toute saison ! Nous en détaillerons quelques-unes un peu plus tard sur ce blog, en espérant vous donner envie si vous n’y êtes jamais allé… avec quelques bons plans au passage, à la portée de tous !